Bolivie

Après deux mois et demi, il est temps pour nous de reprendre nos sacs et poursuivre notre périple. La tournée des au-revoirs fut une nouvelle fois compliquée mais obligatoire. Mis à part Laurent, Anita, Lily et Ophélia, nous aurons la chance de revoir en métropole nos autres amis dont les fameux Alex et Jérôme !

Avant de traverser le Pacifique, nous ferons une halte à Sydney.Quatre jours seulement donc très intense !

S'en suive une trentaine d'heures de voyage avec une halte à Auckland où nous sommes tous les quatre à se dire "mais pourquoi je ne sors pas revoir ce pays merveilleux..." puis 14 heures de vol pour attendre encore neuf heures à Santiago du Chili l'avion qui nous conduira à Santa Cruz de Bolivie.

Arrivés à trois heures du matin et 18 heures de décalage horaire... nous prenons notre premier taxi sans frein pour notre hôtel qui n'a pas de réception 24/24!

C'est sans compter sur la gentillesse du chauffeur qui nous dégotte une adresse. j'avoue ne pas avoir été très tranquille, je ne savais pas où on était, pas de wi-fi, dernier étage donnant sur une terrasse intérieure; les fenêtres ne fermaient pas, la serrure avait été réparée...

Hum, hum pas très rassurée, mon mari en profite pour se moquer de moi quand j'entrepose nos quatre gros sacs derrière la porte... et  bien on ne sait jamais!

Le lendemain, le gérant de l'hôtel nous propose de nous amener à notre adresse. Seulement, il y avait une manifestation juste en face de notre habitation du coup on finira à pied !

Bref après cette arrivée en fanfare, quelques pas dans la rue, une sieste de 5  heures nous a alpagués !

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Nous trouver

Santa Cruz

January 03, 2023

Nos premiers pas en Bolivie se feront dans cette ville qui reste très buccolique. On sera surpris par la chaleur et par l'atmosphère familiale qui y règne.

Survol de la Cordillère

February 23, 2023

Pour rejoindre Sucre, nous avons opté pour l'avion. par l'hublot, nous découvrons les prémices de la cordillère centrale.

Sucre

May 28, 2023

Nous passerons deux semaines dans cette ville qui mèle authenticité et mode occidentale.

La ville Blanche est vraiment exceptionnelle et on adore flâner dans ses rues à la recherche des plus patios aux identités et décorations individuelles.

Casa de la Libertad

May 28, 2023

Nous visiterons la Casa de la Libertad à Sucre qui retrace l'histoire de la Bolivie et son indépendance de 1825.

Petit focus historique sur ce pays et l'importance de Simon Bolivar.

Bolivian Spanish School

May 28, 2023

Les filles vont apprendre l'espagnol pendant deux semaines.

Sucre est réputée pour la qualité de ses cours.

On a opté pour cette solution pour d'une part répondre aux besoins scolaires des filles et ppour qu'elles puissent nous guider pendant le voyage car ici quasimet personne ne parle anglais.

Le Mal des Montagnes

May 28, 2023

Qu'est-ce que le mal des montagnes?

Petit focus sur ce mal dont les touristes sont fréquemment assujettis en Bolivie et au Pérou.

Il faut prendre ses symptomes très au sérieux car il peut être dangereux de le prendre à la légère.

Tarabuco et la fête du Pujilay

May 28, 2023

Le 3° dimanche de mars a lieu tous les ans la fête du Pujilay qui est une des plus grandes fêtes du pays.

En plus de cette fête, Tarabuco est reconnu pour son marché dominical typique et exceptionel.

On a du coup pu combiner les deux

 

 

Potosi

May 28, 2023

Première destination >4200m et visite d'une mine encore en exploitation pour Nounoutte et Séb.

Quant à Coline et moi-même, nous goûterons à la soupe "volcanique"!

Tupiza

May 28, 2023

Au Sud de la Bolivie, cette ville ne manque pas d'attrait pour ses canyons et balades à cheval.

C'est aussi un excellent point de départ pour le Salar et Sud Lipez

Salar de Uyuni

May 28, 2023

Quatre jours hors du temps et des paysages connus.

Copacabana, Isla del Sol, Luna et Titicaca

May 28, 2023

Nous passerons nos trois derniers jours au bord du lac Titicaca.

On en profitera pour faire une excursion sur les Isla del So; et luna.

Cultures et traditions

May 28, 2023

Zoom sur quelques traditions des Andes et sur leur déesse Pachamama

Please reload

Santa Cruz

Nous ne resterons que trois jours dans la plus grande ville de Bolivie.

Le voyage, le décalage horaire, les 35 heures sans dormir auront raison de nous. Nous flânerons dans cette ville qu'à compter du second jour. Nous sommes agréablement surpris par la gentillesse des gens, l'esprit hispanique qui règne sur la place principale, par la saveur des aliments...

Notre esprit de voyageur reprend le dessus et gagne de plus en plus nos sensations. La pause de deux mois et demi en Calédonie, bien que nécessaire pour des raisons amicales, scolaires, repos... avaient un petit peu endormi l'esprit tdm.

Nous sommes logés à la Résidencial Ikandire qui est très bien située. La chambre est propre, la déco pure jus et pour la seconde fois nous découvrons le fonctionnement de leur douche; c'est très bizarre, un pommeau avec des fils électriques oui oui oui j'ai bien dit électriques et un seul robinet pour ouvrir l'eau qui arrive tel quel; froide, moyennement chaude ou brulante mais il faut faire avec car après trois hôtels avec ce système, nous n'avons toujours pas trouvé la formule miracle. (plus de détails ci-dessous)

Malheureusement, alors que sur Booking il était mentionné langue parléess : anglais, espagnol...ils ne parlent pas un mot d'anglais. Et ce sera comme ça dans 95% des cas. C'est une des raisons pour lesquelles nous avons réservé des cours d'espagnol pour les filles à Sucre qui sera notre prochaine destination.

 

Tous les guides disent qu'il n'y a pas grand chose à voir ou faire à santa Cruz et c'est vrai !

L'avantage c'est que l'altitude contrairement à La Paz qui demande plusieurs jours d'adaptation, n'est que de 500 mètres. C'est le mal des montagnes en moins à gérer.

 

Il y a une multitude de boutiques classées par bloc; telle rue pour les jouets, une autre pour les comptables, une autre pour les photocopies... Pour info,seul les magasins dotés d'ordinateurs en accès payant ont accepté de nous faire les copies qui étaient enregistrés sur notre clé. Opodo nous a adressé par mail les carte d'embarqueent à imprimer le samedi pour le dimanche. On a fait une dizaine de magasins "fotocopia" avant d'obtenir ce qu'on voulait; au moins ça nous a promené.

Pareil pour les blanchisseries, impossible d"en trouver une en libre service; que des pressing mais avec des délais qui correspondaient à deux jours après notre départ. En général, ça coûte 12Bs/ kg (environ 1,5€/kg).

Notre premier soir, nous mangerons au coin de la place principale , j'avoue on s'est fait plaisir!

Premières Tartiflettes de l'hiver pour Seb et Coline et spaghettis 4 fromages pour Nounoutte. Vous nous avez fait tellement saliver avec vos photos de raclette et compagnie qu'on n'a pu résister. Quant à moi, magret de canard purée sauce roquefort. De vrais français en manque de fromage après six mois de diète, un régal!

Le lendemain midi, expérience à la cafétéria G77 +China, mis à part le plafond tombant à l'entrée, on a bien aimé ce concept. Rapide, efficace, pas cher (15€ pour 4) avec entrée, plat, boissons, on n'avait pas vu ça depuis Bali; ça change! Vous verrez c'est gavé de boliviens qui viennent en masse!

Le soir, nous irons au El Aljibe, très typique et authentique. ce restaurant est conseillé sur une multitude de forum. On a apprécié l'ambiance, le service. Même les plats qui ne ressemblent pas du tout mais pas du tout à ce qu'on avait compris; décidément, il faut vraiment se mettre à l'espagnol!

Bref, au vue de ce résumé, vous aurez bien compris que nos trois jours seront composés de siestes, flâneries, restos autour de la fameuse place principale qui respire la famille, le farniente et la détente. Nous aurons le droit à un défilé de jeunes gens endimanchés dans des costumes et robes étincelantes avec une rose rouge dans la main de chaque garçon. On dirait la fête de la Rosière qui se déroulait à Castres en Gironde où Seb a grandi.

Le dimanche, départ à l'aéroport pour rejoindre Sucre situé à environ 500kms de là.

 

La douche Claude François !

C'est quoi ça?

 

Ce sont des douches... électriques oui oui ELECTRIQUES! Tel Chaude François changeant son ampoule dans son bain, nous prenons une douche, les pieds dans l'eau avec un pommeau électrique. L'eau est chauffée directement au dessus de notre tête par une résistance dans le pommeau de douche fixé en hauteur et pour couronner le tout, ici, les fils électriques alimentant ce pommeau sont bien visibles, souvent fixés avec un simple scotch et un disjoncteur carrément présent dans la douche.

Alors, cap ou pas cap!

Et bien la 1° qui y est passé c'est Elo et en plus à l'eau glacée.. car même l'eau chaude nous ne sommes pas toujours sûr de l'avoir en Bolivie.

Et encore, la pire expérience c'est Coline qui détient le recors; eau bouillante, puis glacée puis plus rien dans une auberge où les douches étaient collectives et pour rejoindre la chambre, balcon à l'air libre du matin! ça ravigore...

Vol au-dessus de la Cordillère

Comme nous sommes à la fin de la saison des pluies et que les filles ont RDV à la spanich school le lendemain matin à 8h30 nous privilégions l'option avion; durée une heure contre 18 à 24 heures en bus. Vue les témoignages sur internet de ces trajets infernaux et vue que nous venons d'emmagasiner 30h de traversée et 18h de décalage horaire, on ne se voit pas remettre ça.

Le paysage du hublot sur la cordillère est magnifique et décidément c'est sûr je préfère les trajets à vol d'oiseau.

 

Infos Pratiques

Pour ce vol, nous sommes passés par Opodo, ça nous a coûté certe un peu moins de 100€ de plus que le bus mais cet écart en valait bien le coup pour toutes les raisons invoquées précédemment.

Pour information, l'aéroport de Sucre se situe à une trentaine de kms de la ville, il faut compter 60Bs de taxi. Encore une fois, nous raisonnons pour 4; et quand on compare bus*4 ou taxi la différence est minime voire inexistante. 

Le Mal des Montagnes

ORIGINE DU MAL AIGU DES MONTAGNES (MAM, ou mal de l’altitude)

 

En altitude, la pression atmosphérique diminue : il y a moins d’oxygène disponible pour l’organisme. La quantité d’oxygène disponible à 3000 mètres correspond aux deux tiers de celle disponible au niveau de la mer. A 5.000 mètres, elle est de moitié inférieure.

L’organisme réagit à ce manque d’oxygène (ou hypoxie) de deux façons. 

QUI EST AFFECTÉ ?

 

On considère que le mal de l’altitude (ou "sorojche" dans les Andes) affecte environ

  • 15% des gens à partir de 2.500 mètres

  • 60 % des gens à partir de 4.000 mètres

  • tout le monde en haute altitude (plus de 5.000 mètres)

 

A l’instar du mal de mer, il peut concerner n’importe qui. L’âge ou le sexe ne sont pas des facteurs de risque. Même les jeunes, sveltes, sportifs et en excellente santé peuvent le subir.

 

QUELS SONT LES SYMPTÔMES ?

 

La réaction à l’altitude est propre à chaque individu. La plupart du temps, le MAM est bénin et se traduit par divers troubles qui surviennent séparément ou associés à d’autres, et ce dès les premières heures du séjour en altitude.

  • maux de tête

  • sensation de fatigue et somnolence

  • essoufflement

  • troubles du sommeil

  • vertiges et troubles de l’équilibre

  • perte d’appétit et troubles digestifs

  • nausées

  • irritabilité

  • diminution du volume des urines

Ces symptômes, fréquents et normaux, disparaissent généralement d’eux-mêmes (ou du moins s’atténuent grandement) après quelques heures en altitude et en ayant recours à des antalgiques (aspirine ou paracétamol).

Dans certains cas, on peut voir apparaître des complications graves : l’œdème pulmonaire (toux, crachats, lèvres bleues, insuffisance respiratoire) ou l’œdème cérébral (maux de tête intenses non soulagés par l’aspirine, vomissements, troubles de la vue, parfois troubles psychiatriques).

Il s’agit alors d’une forme extrême du MAM, et il faut immédiatement réagir

  • en faisant descendre à l’altitude la plus basse et sans délai la personne qui souffre

  • en consultant impérativement un médecin spécialisé

Plus d'infos sur Terra Bolivia

 

FACE A CELA, QUELLES PRECOTIONS AVONS-NOUS PRISES ?

 

Pour atténuer les effets du MAM, et limiter les risques d’aggravation, j'ai pris en compte une règle d'or :

 

 - commencer doucement
 

Une semaine en altitude est généralement suffisante pour une bonne acclimatation. C'est une des raisons pour lesquelles on a attérri à santa Cruz qui n'est qu'à 500m d'altitude. Contrairement à beaucoup de voyageurs qui commencent par le Pérou ou l'Argentine (plus bas), nous on commence par la Bolivie, notre itinéraire prend donc en compte cet aspect "commencer doucement".

           - Santa Cruz : 500m,    3 jours le temps de se remettre du voyage et décalage horaire

           - Sucre          : 2800m , 2 semaines pour les cours et pour s'acclimater à l'altitude en douceur

           - Potosi         : 4067m, 2 jours, première expérience au-dessus de 4000m

           - Tupiza         : 2850m, 2 jours permet de redescendre après une 1° expérience > 4000m

           - Salar            : 3650m, 4 jours

           - Isla del Sol  : 4075m, 3 jours                  

 
Il est conseillé, au delà de 3.500 mètres, de ne pas monter de plus de 700 mètres d’une nuit à l’autre. 

QUELQUES CONSEILS POUR LE SÉJOUR

 

 Toujours bien s’hydrater. 

 

 Avant de partir, j'ai commander à la pharmacie de l'Homéopathie COCA 4CH. j'avais vu cette astuce dans la liste de la trousse à pharmacie d'une infirmière qui faisait un tdm avec des enfants. Je suppose que le goût est meilleur que les feuilles de coca à macher qui sont vendus dans une multitude de boutiques sur place. Avoir du paracétamol sur soi également pour les maux de tête.

Deuxième règle d'or, savoir écouter son corps !

Si les symptomes deviennent intolérables, il faudra savoir l'accepter et revenir à des altitudes inférieures quitte à devoir changer le parcours et changer le programme.

Actuellement au début du séjour, j'espère que cette stratégie payera.

Pour l'instant ça va et bien qu'on ne soit qu'à 2800m d'altitude, Coline  et moi-même avons ressentis quelques essouflements les 1° jours à Sucre. Après 3 jours sur place, on n'a plus cette sensation de manque d'air.

Sucre

Nous passerons deux semaines à Sucre (prononcer Sucré) pour raison scolaire!

On a choisi d'inscrire les filles à une Spanish School pour deux raisons :

    * approffondissement de la matière pour leurs études et on s'est dit  qu'ici c'était le bon endroit (voir + infos clic ici)

     * et vous l'aurez compris, ici peu de gens parlent anglais et on a des difficultés à se faire comprendre, on compte sur les filles pour nous relayer lors du voyage; un peu de responsabilités ne leur fera pas de mal !

Notre premier logement sera la B§B Quechua, une auberge de jeunesse qui malgré les commentaires booking ne correspond pas aux attentes d'une famille avec enfant. On apprendra plus tard que le responsable a changé et je trouve qu'il n'y a plus personne à la barre. Le matin, le breakfast commence à 8h; sachant que les cours démarrent à 8h30 il est préférable de le prendre à l'heure. Le 1° matin, on est parti sans manger; les petits déjeuners n'étaient pas prêt à 8h20. Cette auberge est certainement très bien pour les jeunes qui essaient de jouer des sérénades en-dessous du balcon; même air de guitare de 20h à 1h du mat et le matin un monticule de cadavres de bouteilles.

La douche collective et les toilettes pas très propres et l'eau des douches est très incertaine; c'est là que Coline a vécu le pire scénario sous une douche : bouillante, froide, glacée puis plus rien!!! Bref, vous l'aurez compris un peu trop de bedots, binouses et compagnie pour nous; ce n'est pas notre cible.

 

L'école où les filles prennent leurs cours proposent des chambres, on aime beaucoup l'atmosphère et c'est sur place; on a réservé deux semaines; en plus la wifi passe très  bien ici et ils proposent une multitude de services : blanchisserie, restos, caffé livres, achat tickets de bus, excursions...

Nous sommes à deux pas de la place 25 de Mayo, on peut déambuler dans les rues à notre guise.

15 Jours à Sucre

- Les rues de la ville

- Le marché une curiosité à lui tout seul

- La casa de La Libertad et l'histoire du pays

- Le Mal des Montagnes

- La Spanish School

- A la recherche des patios

- Tarabucco et la fête annuelle du Pujillay 

- Escapade au cratère de Maragua

Le marché principale de Sucre

Si vous venez à Sucre, faites l'expérience du marché centrale c'est vraiment une excursion à part entière.

On a été bluffé par les montagnes de fruits et légumes à tel point qu'on a faillit en oublier les règles de sécurité a: ne manger que du cuit. heureusement, Louna nous a rappelé qu'ici il ne faut pas acheter les légumes crus n'importe où car beaucoup de voyageurs tombent malades.

On a fait la connaissance de Liz qui vend des fruits et qui est adorable, elle parle un tout petit peu Anglais et nous apprend le nom de ses produits en Espagnol.

On mange régulièrement sur ce marché le midi où les prix sont très cheap; du coup on va lui prendre un fruit tous les jours pour notre dessert.

 

Les saveurs gustatives de Sucre

On profitera de ce séjour pour tester diverses spécialités culinaires, le sandwich des 7 lunares, les chocolats de Para Ti  Une véritable tuerie, les tacos, burritos....

Mozaïque en photos et commentaires des saveurs de la ville.

A la découverte des Patios !

 

Comme en Italie, je suis tombée sous le charme de l'architecture. Toutes les maisons ouvrent sur des patios ou cours intérieures plus belles les unes que les autres. Je m'amuse à essayer de les dénicher. c'est devenu un de mes passe-temps favoris !

En plus, cette nouvelle lubie est tout à fait en adéquation avec mon autre lubie: les portes.

J'adore les portes d'entrée des maisons, je trouve qu'elles indiquent l'âme de la maison et le caractère architectural qu'on va y trouver derrière. C'est comme dans un concert, il est important de soigner son entrée car cette première impression marque la mémoire du spectateur !

Parque de Bolivar, Cementario et Parc Dinosaure

Ces derniers jours, nous avons arpenté la ville et découvert plusieurs curiosité : Le Parque Cretàcico (attention les empreintes ne peuvent être approchées qu'entre 12h et 13h), le cementario où les tombes sont empilées les unes sur les autres sur les côtés comme pour remplacer l'enceinte du cimetière avec la pluie nous nous sommes abrités devant un monument représentant la Grotte de Lourdes, chaque sépulture se voit décorée d'un cadre sous verre dans lequel les familles déposent les fleurs, photos, objets... On en avait vu un similaire au lac de Garde en Italie. Cet endroit est extrêmement fréquenté le week-end par les familles.

Enfin, on a été découvrir le Parc Bolivar ! Cet endroit est important pour les habitants, il y a même une Tour Eiffeil miniature qui trône au milieu. Elle a été réalisée parGustave Eiffel en 1906. Le parc est bordé de monuments élégants et d'un parc pour enfants où les dinausores sont à la une.

Les beaux points de vue de Sucre

La Recoleta

 

 

Ca vaut vraiment le coup de grimper vers ce point de vue qui surplombe la ville. Il y a un café qui permet une détente bien sympathique.

On y est allé avec Carole, Pierrick et Lou qui font également un tdm. Lou est arrivée au bon moment dans notre itinéraire, avec Coline elles avaient le même âge et ce n'est pas souvent qu'on croise des familles avec des enfants du même âge que nos filles,

Ca a matché et toutes les deux ont rigolés pendant trois jours.

Belle bouffée d'oxygène pour Coco qui a trouvé une réelle complicité avec Lou.

Templo Nuestra Senora de la Merced et Cathédrale

 

 

La cathédrale étant en travaux, elle était inaccessible au public sauf un matin où il y avait une école qui assistait à une messe. Du coup on a pu entrer la voir. Au vue de l'extérieur, on s'attendait à une nef plus grande, elle n'en demeure pas jolie par sa sobriété (blanche et dorée).

L'église de la Merced permet d'accéder sur les toits.

Sa façade est somme tout banale, elle n'est ouverte que la semaine. On pense que son édification daterait de 1540. L'autel est incrusté d'or, il est de style baroque.

L'église est sacrément endommagée au niveau du sol, dû au tremblement de terre de 1948. L'entrée coûte 10Bs, c'est pour sa restauration.

Bolivian Spanish School

Pour les parents ou personnes qui souhaitent des renseignements sur les cours dispensés par cette école, c'est par ici !

Sachant que nos filles ont 12 et 15 ans avec aucune expérience pour Anaëlle et seulement deux ans de cours au collège pour Coline

La Casa de la Libertad

La Casa de la Libertad est l'endroit où a été signée l'indépendance du 6 août 1825. elle est devenue un monument historique et est si importante pour le coeur des boliviens qu'elle est considérée comme le berceau de la nation.

Le 1° Congrès bolivien eu lieu dans le Salon de la Independencia, qui en fait est une ancienne chapelle Jésuite d'où cette hauteur de plafond incroyable. Ce beau plafond est appelé artesonado et a été réalisé en bois marqueté et les stalles sont également travaillées avec élégance.

Derrière la chair, il y a les portraits de Simon Bolivar, Hugo Bollivian et Antonio José de Sucre. On sera interloquée par le portrait de la "Juena moreno".

On aura accès également à la salle des présidents, au salon d'honneur. 

Une autre salle présente des cartes et objets avant l'indépendance. On ne se rappelait pas que Bolivie et Pérou avaient été un seul et même pays pendant un cours moment. On redécouvrira également les guerres que la Bolivie a mené contre les pays frontaliers qui ont conduit entre autre à la perte de son accès vers le Pacifique.

Coin histoire de la Bolivie

Comme dans beaucoup de pays traversés, nous nous intéressons à leur hsitoire. C'est une manière de mieux comprendre les us et coutmes de ses habitants. La casa de la Libertad est très importante pour les Boliviens, chaque commerçant, professeurs..nous demandaient si on avait été la visiter.

Avant la conquête espagnole, les Andes étaient habitées par de nombreuses cultures dont celle de la civilisation de Tiahuanaco.

Au xve siècle, les Incas intègrent une partie de l'actuelle Bolivie dans leur empire.

Les Espagnols découvrent, à leur arrivée au xvie siècle, une très grande quantité d'argent dans les mines de Potosí ( à 160kms de Sucre environ)

Les luttes pour l'indépendance débutèrent en 1809, mais l'indépendance ne fut acquise qu'en 1825, grâce aux armées de Bolívar d'où le pays tire son nom. La Bolivie et le Pérou constituent un seul pays pendant une courte période de temps.

La Bolivie perd une grande partie de son territoire suite aux guerres menées :

  • contre le Chili (perte de son unique accès à la mer en 1884) ;

  • contre le Paraguay (en 1935) ;

  • contre le Brésil (vente de la région d'Acre).

 

De nombreux coups d'État se sont succédé au cours du xxe siècle. La dernière junte militaire au pouvoir prend fin au début des années 1980.

Evo Morales remporte l'élection présidentielle de 2005. Ces élections ont été convoquées suite aux manifestations qui ont bloqué tout le pays. En 2006, il devient alors le premier président bolivien d'origine Amérindienne du XXe siècle.

 

 

Le Marché de Tarabuco et

la fête du Pujilay

Le Marché de Tarabuco

 

Tarabuco se situe à une soixantaine de kms de Sucre.

Rien que le bus est une épopée, 30km/h de moyenne!

Retour d'odeurs de pot d'échappement dans l'habitacle...j'étais très contente d'être assise à côté de la fenêtre.

Exceptionnellement, nous arrivons un jour de fête, en plus des marchands, et du célèbre marché, nous assisterons au défilé de plusieurs habitants des villages de montagne, habillés en tenue traditionnelle.

Il y a un monde fou. C'est une kermesse à ciel ouvert. Le temps est de la partie, première expérience au-dessus de 3000m d'altitude.

Contrairement à notre groupe, nous n'avons choisi de ne prendre que le trajet de bus (compter 40Bs l'A/R); on a évité le lunch, guide... bien nous en a pris car à priori ils n'ont eu ni guide, ni spectacle à la fin du repas. Du coup, n'ayant aucune contrainte d'horaire, on a pu déambuler librement dans les ruelles...et profiter de la fête. Les familles Yampara arrivent tous les dimanches de leurs communautés rurales à la place Tarabuco pour apporter leurs produits au marché.

 

La Fête du Pujilay

Le Pujllay est le festival le plus important de Tarabuco, il a lieu tous les ans pendant le troisième dimanche de mars. C'est l'un des festivals les plus traditionnels et folkloriques de Bolivie. Il a son origine dans la célébration d'une célébration guerrière de l'ère de l'émancipation bolivienne. La célébration amène des familles de toutes les communautés de la région à se rassembler autour de la place principale de Tarabuco. Les hommes et les femmes sont habillés de leurs meilleurs costumes typiques pour l'occasion. Les costumes sont très colorés et amicaux. Musique « Pujllay » est en cours d' exécution avec les instruments à vent appelés « Tokoro » et « pinkillos » son rythme avec des éperons réalisés avec des plaques de fer, fixé dans une sandale est marquée. Pendant la durée de la célébration, tous les gens dansent et s'amusent sans s'arrêter.​

Le Cratère de Maragua et

le Chemin de l'Inca

Nous avions le choix entre une journée ou deux jours; cette dernière option impliquait beaucoup de marche et avec les filles nous avons préférés retenir l'excursion sur une journée où on alterne 4*4 et marche.

On a choisi l'agence Real Audencia qui propose un guide français, le transport individuel et les petits plats faits maison. Les tarifs sont en fonction du nombre de personnes dans le groupe. Inès qui est à la même auberge que nous, s'est rajoutée après notre réservation et l'agence nous a appliqué une réduction de 80bs qu'elle nous a tout de suite redonné. On a été ravie de cette agence, Henry notre guide était très gentil, le plat savoureux et le chauffeur prudent. 

Concernant Inès, elle fait partie du forum we are backpakeuses et trois jours avant de la rencontrer, on avait échangé sur le forum concernant le salar. En dialogant on s'est rendue compte qu'on avait échangé sur le forum, comme quoi après le virtuel...rencontre physique trop marrant !

La journée a commencé par le chemin de l'Incas, 3675m d'altitude, descente vers le cratère; pause déjeuner au milieu du cratère qui en fait n'en ai pas un. C'est le  mouvement des techtoniques des plaques qui a permis cette forme.

L'après-midi, nous revoilà repartis à l'assaut des empreintes de dinosaures. Au-delà du fait de marcher à côté de traces laissées il y a des millions d'années, la balade à elle seule vaut le détour.

C'est une véritable palette de couleurs qui s'ouvre sous nos yeux; la pierre fait des arabesques de blancs, rouge, violet.

Les villageois s'occupent de leurs bêtes..

On ne regrette vraiment pas notre journée.

 

Les Communautés Jalq'a

La région du cratère de Maragua abrite les communautés Jalq'a qui parlent Quechua. Ils se consacrent à la culture de la pomme de terre, du blé et de l'orge, ainsi qu'à l'élevage des moutons et des chêvres. Le tissage des aqsu :jupe ressemblant à un tablier aux motifs complexes constitue, vêtements rouge et noir dont les dessins évoquent Escher cad des petits personnages démoniaques.

On a acheté des bracelets aux enfants. Ils retraçaient des motifs de la communauté.

1/3

Potosi

Nous avons choisi de prendre le bus pour rejoindre Potosi.

Il y a un "bus rail" très typique qui rejoint ces deux villes en sept heures au lieu de trois. Il passe tous les deux jours mais c'est le moyen de locomotion des villages reculés. Bien que les paysages y soient grandioses, entre nos quatre places et nos sacs on a préféré laissé ce moyen de transport aux communautés qui en ont vraiment besoin alors que nous ce n'est que du tourisme. On a acheté les billets à la même agence que l'excursion du cratère de Maragua; la compagnie est fiable et le bus confortable. N'oubliez pas de payer la taxe avant de prendre le bus.

L'arrivée sur Potosi s'est faite en fin de journée, la différence de température est juste glaciale. C'est le week-end de Pâques; les habitants commémorent cette fête par des procession et des bouquets tressés comme nous les rameaux.

On loge à l'auberge de jeunesse La casa Blanca qui est très bien placé dans Potosi.

 

Coin Histoire

Potosí est fondée en 1545 pour exploiter la mine proche. Durant près de 60 ans, l'Europe va bénéficier d'un métal précieux qu'exploitait l'État espagnol : l'argent extrait de la montagne dans des quantités colossales alimente les caisses de la couronne espagnole.

Encore aujourd'hui, l'expression vale un Potosí (« cela vaut un Potosí » — citation du Don Quichotte) s'emploie en espagnol à peu près avec le même sens que l'expression française « c'est le Pérou », dont l'origine historique est la même ; Potosí appartenant originellement à la région du Haut-Pérou.

L'argent était extrait par le travail forcé des Indiens. La ville devient rapidement la ville la plus peuplée d'Amérique derrière Mexico, avec au moins 200 000 habitants. Cependant, des milliers d'Indiens moururent de problèmes respiratoires dus à la poussière dans les mines ou bloqués dans celles-ci après des éboulements. On dit (avec beaucoup d'exagération) que la quantité d'argent extraite des mines de Potosi suffirait à construire un pont au-dessus de l'Atlantique pour relier Potosì à la péninsule Ibérique, mais les ossements de mineurs morts dans des accidents y suffiraient également.

Après 1800, l'argent se fait rare et l'étain devient la première ressource. La ville entame son déclin économique. Aujourd'hui, bien que déclarées épuisées, les mines sont toujours exploitées artisanalement par les habitants, dans des conditions de sécurité toujours désastreuses pour les mineurs.

Au fond de la Mine

Arrivés à Potosi, nous cherchons l'excursion pour visiter les fameuses mines d'argent de Potosi. Nous passons par Koala Tours, l'agence est à proximité de la cathédrale.Cette agence est certifiée par la coopérative des mineurs, c'est un peu plus cher que par notre auberge mais elle me parait plus sérieuse, le guide est un ancien mineur et une partie des fonds serait destinée à la coopérative des mineurs.

Coline ayant quelques soucis d'asthme et réagissant pas très bien à l'altitude, seuls Séb et Anaëlle iront dans la mine ce qui est quand même éprouvant. Ce n'est pas un musée mais bel et bien une mine en exploitation; c'est déconseillé aux personnes asthmatiques ou en mauvaises conditions physiques.

On achète de quoi faire des offrandes aux mineurs encore en activité, et nous voilà parti dans les boyaux de la terre. On avait acheté préalablement des masques dans une pharmacie, en espérant que ça suffise.

 
 

Aujourd'hui, Seb et Nounoutte ont vécu une expérience unique: explorer les boyaux d'une mine encore en activité.Au XVI° siècle, cette mine d'argent a fait la forune de l'Espagne. Vers 1800, épuisement des stocks et abandon de la ville; aujourd'hui les mineurs extraient de l'étain des entrailles de la terre.
C'est un ancien mineur qui fait la visite.
Asthmatique, petites santés, peur du vide abstenez-vous. Ce n'est pas un musée mais bel et bien une mine en exploitation!
C'est la raison pour laquelle Coline (asthme) et moi-même (vertige) ne l'avons pas fait.

 

Avant de commencer, passage au vestiaire pour enfiler la tenue de mineur, achat des offrandes (dynamite, sodas pour les travailleurs, foulards pour les visiteurs qui est nécessaire en-dessous où poussières, odeurs suffocantes les attendent.
les boyaux sont étroits, après quelques offrandes au "diable" leur dieu protecteur, l'exploration des boyaux est envisageable. Quatre pattes, escalade d'échelle, passage près de trous de plus de 20 mètres (heureusement que je ne savais pas tout ça !) il faut également laisser passer les wagons quand ils arrivent.car eux ne s'arrêtent pas.
Ils assisteront également à la pause de six dynamites et à leurs explosions !
Bref, trois heures trente dans cet enfer comme au temps de Germinal, ils ont trouvé l'expérience forte mais malgrés tout très limite en therme de sécure.

 

Anaelle a bcp aimé les plafonds bleus et les murs rouges, blancs...
Quant à Seb il a été impressionné par les mineurs et leur environnement. Les conditions de travail sont quasi inhumaines, triste à notre époque.

Tous les deux restent unanimes : expérience forte mais limite dangereuse!

Tupiza

Après Potosi, nous redescendons sur Tupiza pour y faire la fameuse balade à cheval façon cow-girl et réserver notre séjour dans le salar en passant par le Sud Lipez. Sur les conseils de carole et Pierrick, nous réservons notre hôtel à